Le premier pas

C’est le premier pas qui compte – j’ai souvent entendu cette phrase et j’y ai même cru dur comme fer pendant très longtemps. Et si ce n’était pas vrai tout le temps ?
Nous sommes en été, en vacances et j’ai eu le grand bonheur d’être à un endroit où j’avais une piscine à ma disposition. Après avoir passé l’hiver dans mon bureau, avec très peu d’activité physique, je me plaisais à me remettre en forme, de plus l’eau est l’élément dans lequel je suis le plus à l’aise. Premier jour de piscine, je suis partie pour la première longueur, d’attaque et avec entrain : premier pas pour enfin me remettre à bouger ! Catastrophe ! Mes jambes et mes bras étaient engourdis, je manquais de souffle. Une véritable déception ! J’ai pensé que je n’avais plus la condition physique, que les années passant mon corps n’avait plus le même entrain.
Le lendemain, en plongeant, je me suis dit « ppff… je n’ai pas la condition physique, je ferais mieux de faire juste trempette », mais j’ai décidé de faire le deuxième pas et je suis partie pour la première longueur de la journée. Quel plaisir et quel bonheur ce fut de constater que ça allait beaucoup mieux. Et plus j’enchainais les longueurs, plus je sentais mon corps reprendre « vie ». Vous voyez où je veux en venir ?

Je crois que ce n’est pas le premier pas qui compte le plus. Non, je ne le crois pas, ou tout du moins je ne crois pas que cela soit tout le temps vrai. Le premier pas est assez facile à faire. On identifie un but, un objectif, et ensuite une action pour l’atteindre. On voit ça très bien par exemple avec les régimes, l’arrêt de la cigarette, la prospection commerciale etc. On se motive, on fait le premier pas, on a l’enthousiasme, et puis… Et puis des fois ça ne marche pas comme on le croyait, comme on le voulait.

Si pour faire le premier pas on est très souvent entouré de personnes qui nous poussent et qui nous encouragent, une fois qu’on a commencé on est seul avec et face à notre ressenti et si ça ne marche pas comme on l’avait envisagé, on se décourage souvent, rapidement, et parfois, pour faire le deuxième pas on se retrouve face à une peur paralysante. Et il est plus simple d’affronter la douleur de tout arrêter que vaincre cette peur d’échouer encore. Dans mon travail de coach commerciale, j’accompagne des solo entrepreneurs qui veulent apprendre à trouver de nouveaux clients. Ils sont motivés, mais souvent ils rechignent à se mettre à la prospection parce que par le passé ils n’ont pas réussi (pour différentes raisons). Ils font un deuxième pas avec moi à leurs côtés, mais ce n’est pas moi qui fais le boulot, moi, je suis juste là pour leur apprendre comment faire de manière efficace, et pour les aider dans les obstacles qu’ils vont trouver sur leur route. Les pas, c’est eux qui les font, mais c’est tellement mieux quand il y a quelqu’un à nos côtés pour faire le deuxième pas, n’est-ce pas?
Bien sûr, dans la piscine cet été j’ai fait toute seule mon deuxième pas, mais il est sûr que l’enjeu n’était pas le même. La douleur d’avoir échoué n’était pas très forte (d’ailleurs je n’avais pas vraiment échoué, c’est juste que ma performance était un peu en dessous de mes attentes).
Par contre, je vais vous faire un aveu : savez-vous pourquoi je n’écris pas souvent d’articles sur le blog des Cafés de la Réussite ? Parce que j’ai fait plusieurs premiers pas et qu’à chaque fois mes articles sont peu lus, et très, très rarement commentés. Et alors je fais quoi ? J’observe mes statistiques et je passe à autre chose (le travail, je n’en manque pas !). Mais je suis sure que si ma douleur de ne pas y arriver était vraiment trop grande, j’aurai déjà fermé la section « blog » de ce site.

Dans tout ce que je fais je suis passionnée et assez têtue pour persévérer. Souvent je me forme, parfois j’essaie toute seule, mais surtout ce que j’ai compris en 11 ans d’activité comme entrepreneur solo est de bien s’entourer pour pouvoir avoir envie de faire le deuxième pas.
C’est un peu pour ça d’ailleurs qu’en 2012 j’ai créé les Cafés de la Réussite. Rendez-vous ponctuel avec des entrepreneurs comme moi, comme vous, pendant lequel j’ai le bonheur d’animer des ateliers autour de la réussite commerciale, du marketing et des techniques de vente, car c’est mon dada. Les entrepreneurs participent activement, nous brainstormons aussi ensemble sur des cas concrets et la force du groupe est tellement puissante que nous pouvons ensemble trouver des solutions à des questionnements professionnels du quotidien des entrepreneurs. Et je peux vous assurer qu’il y a beaucoup de deuxièmes pas qui se font.

Aujourd’hui je fais un troisième pas : je me lance dans le web avec une formation gratuite :  » 15 jours pour définir les clients avec qui je vais A-DO-RER travailler » J’espère que vous serez au rendez-vous, surtout si vous avez envie de faire un deuxième pas dans votre business.

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Comments

  1. Merci pour cet article qui m’a boosté. C’est vrai qu’une fois le premier pas fait, et c’est quelque fois difficile, si l’on a pas une bonne motivation et un vrai pourquoi, l’enthousiasme s’éteint et on ne continue pas.
    au plaisir de vous lire.

  2. Bonjour Alessia !
    J’aime beaucoup ton article.
    Parfois, j’évoque « la prise de conscience » au lieu « de « pas » (« premier pas », « petits pas », etc.). Certes, c’est plus long à écrire. J’ai constaté, en ce qui me concerne, que je vais de prise de conscience en prise de conscience, autrement dit, de « petits pas en petits pas ». Et c’est à force d’avancer, que je construis mon chemin. En fait, la prise de conscience amène l’agir chez moi. L’inverse qui consisterait à agir avant d’en prendre conscience me mène à la catastrophe ! Tout dépend, aussi, du contexte de la situation.
    Dans le cas de l’entrepreneuriat, il est bon de se poser puis d’aller de pas en pas. Comme il est bon, aussi, d’agir, même si je me rends compte, après-coup, que l’action faite était une erreur.
    Merci.

    1. Author

      Merci Claire pour ce que tu dis. Très vrai et très juste.
      En ce qui concerne l’action, je te rejoins aussi, des fois il vaut mieux une action imparfaite que pas action du tout. Quand on n’est pas dans l’action on reste dans le rêve et l’imaginaire et des fois on se fait tout plein de films intérieurs (on arrive même à se faire des scénarios catastrophe) et on se laisse happer par nos peurs.

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